Un peu d’histoire

Le village de St Jean de Pourcharesse se situe sur les premiers contreforts de la Basse Cévenne ardéchoise Sud, caractérisée par ses vallées ravinées où coulent de nombreuses rivières et torrents. Il a été rattaché administrativement en 1975 à St Pierre Le Déchausselat, pour former la commune de St Pierre St Jean, englobée dans le canton des Vans et dans le Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche.

image10

Il s’agit d’une région schisteuse, où le châtaignier règne encore en maître. Quelques maisons ont conservé à ce jour leur toiture de lauses. Celle de l’église, « très habilement restaurée par un « lauseur » du pays, demeure un témoin d’un type achevé : la pose de la lause y est un modèle d’harmonie ».

Une étude de Monsieur l’Abbé JOUFFRE, « Une paroisse oubliée : Saint Jean de Pourcharesse », in Revue du Vivarais, n° 3, juillet-Septembre 1983, indique que Saint Jean de Pourcharesse « est un lieu de culte antérieur à l’an mil et probablement à Charlemagne… Nous en avons la preuve « dans la « Charta Vetus », ce précieux recueil de chartes anciennes constitué vers l’an 950 par l’évêque de Viviers Thomas II.  La Charta Vetus… mentionne cette église et son possesseur en ces termes : « Guitardus tenet ecclesiam Sancti Johanni in Porcaria ».

Ce Guitard était probablement un petit seigneur féodal local. De cette église, placée pour le vocable de Saint Jean-Baptiste, il ne reste apparemment aucune trace. Une reconstruction eut lieu au XIIe siècle, ce nouvel édifice semblant appartenir aux seigneurs de Châteauneuf de Randon.

Il ressort, toujours du recueil des chartes de Thomas II, que Saint Jean de Pourcharesse est une église paroissiale, qui n’a pas été fondée par un monastère non plus qu’affiliée à une abbaye ou encore à un prieuré conventuel.

Au XIIIe S., lors du partage des possessions de Randon, la paroisse de Pourcharesse échoit au seigneur de Joyeuse.

« En 1464, Louis XI ordonne aux « Etats » de la Province de faire une « Estimation » de la valeur des biens, qui donne lieu à l’établissement du premier état officiel des impôts ». Il est précisé dans les « Estimes » que la paroisse est pauvre, vivant de la vigne, du petit bétail, des abeilles et surtout du châtaignier, en grand nombre. Paradoxalement, les porcs n’apparaissent pas dans la liste du cheptel, ce qui semblerait démentir le terme porcaritia (le bon pays des porcs). « Il n’est pas fait mention de l’église, les biens nobles et paroissiaux n’étant pas soumis à l’estimation fiscale ».

Il faut attendre la naissance du XVIe S. pour que l’église apparaisse dans les registres officiels, sous l’épiscopat de Claude de Tournon.

Intérieurement, l’ensemble est constitué d’un axe principal portant une nef qui n’est pas de plein pied, à deux travées, et d’un axe secondaire représenté notamment par un narthex, un chœur, une abside semi-circulaire voûtée en cul de four.

Le décor sculpté s’articule presque essentiellement autour de deux culots, dont un ange musicien.

A noter la présence d’une belle cuve baptismale, dont le cartouche porte la date de 1450.

Dans la liste des petits chantiers entrepris depuis deux décennies pour sortir définitivement cette église de l’oubli, il faut noter en particulier -après la création et la pose de vitraux-, la restauration, en 2012, d’un retable baroque (fin XVIIe), et d’une Crucifiction du XVIIIe siècle.

Outre son architecture, l’originalité de ce monument, resté très authentique, réside surtout dans la présence de nombreux décors peints couvrant les murs, les voûtes, les piliers, les nervures, les arcs, les abrasements des baies ou des portes. Trois thèmes en ressortent : un décor purement géométrique, un décor floral stylisé, un décor figuré peu présent.

Les motifs figurés sont représentés par deux anges et deux vases, tous trois dans le chœur. Les anges, dont Saint Michel -deux peintures à la détrempe-, apparurent lors de la restauration précitée du retable, qui dut être démonté pour l’occasion. Les fac-similés sont présentés sur des panneaux à l’intérieur de l’église.

Le décor géométrique dans l’église de St Jean est d’une très grande harmonie, et comme le décor végétal, il s’épanouit sur toutes les parties de l’édifice dont il articule les lignes architecturales.

L’Association a été créée fin 1996, avec pour objet social “la restauration du bâtiment”. En 2017, ses adhérents sont au nombre de 125.

Depuis 1997, cette association organise chaque été dans l’église une exposition de peinture, dont celles remarquées de Tristan Rà, Kristoff. L, Telgruc, Clermonde, etc. En 2003, un récital de Sophie Béguier, harpiste, a précédé l’ouverture de l’exposition. Depuis lors, un concert annuel a lieu à cette occasion (Compagnie du Globe, trio Art d’Echos, etc.).

Un concert de Noël, tous les deux ans, est également au programme des manifestations.

Des visites guidées et gratuites de l’église sont programmées pour l’été. Des visites de groupes peuvent également être prévues, sur réservation (06 17 09 05 75).

Les chantiers de l’association

Un avenir pour l’église

Le résultat des expositions successives a permis à l’association, au fil du temps, de prendre en charge en totalité, ou de participer financièrement à divers chantiers :

  • remplacement du joug de la cloche,
  • restauration de la tribune, et réfection de l’échelle et de la porte d’accès au clocher,
  • remplacement de la porte latérale,
  • habillage en panneaux anciens de châtaignier du piètement de l’autel central.
  • Un autre chantier d’importance fut mis en route et partiellement financé par elle, en 2007, celui de la création de vitraux par les Ateliers Thomas pour les six  fenêtres de l’église.
choeur

Le bâtiment présente encore de gros problèmes d’humidité auxquels il faudra remédier de façon définitive, pour sauvegarder les intéressants décors polychromés partiellement lisibles sur les murs du monument et assurer la pérennité de l’ensemble.

Avant de s’investir dans l’objectif essentiel, celui de la restitution des décors muraux et pourquoi pas, de leur restauration, l’association a commandé et financé une étude dont « l’objectif est de comprendre le décor mural de l’église de Saint Jean de Pourcharesse, de préciser les raisons pour lesquelles on envisagerait son dégagement et sa restauration, enfin de proposer un programme d’intervention ».  Etude de M. Vincent OLLIER

Nous rejoindre

Rejoindre l’Association des Amis de l’Eglise de Saint Jean de Pourcharesse, c’est soutenir ses actions en l’aidant à valoriser un site patrimonial particulièrement remarquable. Tous renseignements sont disponibles, sur demande adressée au siège social, ou par courriel;

Adresse :
Le Villaret
07140 St-Pierre-St-Jean

Téléphone : 06 17 09 05 75
Email : obasilevitch@orange.fr

Responsable(s) :

Danielle Basilevitch (présidente)

Jacques Momin (trésorier)

Envoyez nous votre message




©2019 - Mentions légales - Implementé par Thibault C.

Log in with your credentials

Forgot your details?