L'ÉGLISE

L’église Saint-Jean-Baptiste est inscrite au titre des Monuments Historiques depuis le 22 Octobre 1971.

Saint-Jean de Pourcharesse étant cité dans la Charta Vetus, recueil constitué en l’an 950 par Thomas II, évêque de Viviers, nous savons qu’un premier lieu de culte y fut fondé antérieurement a l’An Mil en même temps que des milliers d’autres églises sous le règne de Charlemagne. La Charta Vetus la mentionne ainsi :

« Guitardus tenet ecclesiam Sancti Johanni in Porcaria »

L’abbé Jouffre se demande qui était ce Guitard ? Il penchait pour un «laïc», par opposition à un «clerc» qui désignait un homme d’église ou un seigneur de la région ayant, avant le Xe siècle, l’essentiel du pouvoir, la haute et basse justice et même les biens d’église ? Il en déduit que Saint-Jean de Pourcharesse ne serait donc pas une fondation monastique comme Thines, Payzac, Faugères, Saint-Genest-de-Bauzon ou Montselgues. Il ne reste rien de ce premier sanctuaire carolingien. Par contre, l’église dut être rebâtie à l’époque romane car la nef, de deux travées, se rattache à ce style, du moins jusqu’au départ des voûtes, refaites dans le style gothique.

Son architecture extérieure

La très laconique base Mérimée nous indique plusieurs phases d’aménagement architectural : une construction au XIIe siècle et des réaménagements aux XIIe, XVIe et XVIIe siècles.

L’église de St Jean de Pourcharesse est donnée comme une église romane du XIIe siècle, comme l’attestent a priori le portail roman archaïque, son élévation modeste, ses murs épais, son atmosphère sombre. De plus, cet édifice, aux dires des historiens, ne correspond pas à une fondation monastique.

L’église ne présente pas de porche d’entrée. Le portail, à l’ouest, est d’une grande simplicité, avec une simple voussure surmontée d’un arc de décharge, et s’appuyant sur deux piliers rectangulaires. Une autre porte s’ouvre dans le mur sud, laquelle est probablement de construction plus tardive.Les fenêtres sont au nombre de six, y compris la petite ouverture du mur ouest au-dessus du portail, et le vitrage constituant le tympan. Le chevet est polygonal. On y aperçoit une ancienne fenêtre assez large, et murée. Le clocher est à peigne, avec une petite particularité, à savoir en son sommet trois croix indiquant les points cardinaux.

Le monument a été construit avec des matériaux trouvés sur place, probablement par une main d’oeuvre locale : murs en pierres schisteuses, avec des arêtes soignées, toit en lauzes.

Son architecture intérieure

Saint Jean de Pourcharesse est dans son état actuel, un ensemble constitué d’un axe principal portant une nef à deux travées, d’un axe secondaire représenté par un transept dissymétrique, un narthex, un choeur, une abside semi circulaire, voûtée en cul de four, une sacristie, une tribune. Il y a ni déambulatoire, ni crypte.

L’arcature de la nef n’est pas plein cintre et présente une légère brisure

La décoration intérieure

Les décors sculptés sont peu nombreux dans l’église, représentés essentiellement par deux culots, un ange musicien dans la chapelle nord qui pourrait être du XIIIe siècle, et Saint Jean-Baptiste présentant l’agneau divin dans la chapelle sud (*).

Des éléments sculptés géométriques sont également présents, comme une clé à la croisée des nervures des quatre voûtains polychromés tant dans la chapelle sud que dans la chapelle nord en sa partie ouest (*).

 

Le décor peint est omniprésent dans l’église. Il couvre les murs, les voûtes, les piliers, les nervures, les arcs, les abrasements des baies et des portes. La peinture se divise en trois thèmes : un décor purement géométrique, un décor floral stylisé, un décor figuré peu présent (*).

(photo pour motif géométrique) (je n’ai pas de photo à vous transmettre pour le décor floral, à suivre)

Les motifs figurés sont représentés par deux anges et deux pots en céramique garnis de fleurs. Ces derniers sont visibles dans le chœur. Quant aux anges, les fac-similés sont présentés dans l’église : les originaux ont été découverts en partie basse, de part et d’autre du centre du mur Est du chœur, à l’occasion de la restauration du retable, en 2010, par le restaurateur d’art Vincent OLLIER demeurant dans la Drôme. (photos des anges et pots : les avez-vous ?) La peinture à la détrempe sur le côté gauche de l’abside représente vraisemblablement St Michel tenant en sa main une balance pour la pesée des âmes.

L’ange au sud du mur n’a pas d’attribut, ce qui le rend difficilement identifiable. Sur le cartouche figurant un livre ouvert, peint au-dessous de l’ange, figure l’inscription « Loué soit le très saint sacrement à jamais ».

 

(*) Sources : Etude de M. Vincent OLLIER

Les manifestations culturelles

  • Des expositions de peinture ont été régulièrement organisées en période estivale, depuis la création de l’association : TELGRUC – Tristan Rà – CLERMONDE – KRISTOFF. L notamment.
  • L’excellente acoustique de l’église se prête également à l’organisation de concerts. Pour 2017, retrouvez le programme joint sur cette la page Les Évènements

©2019 - Mentions légales - Implementé par Thibault C.

Log in with your credentials

Forgot your details?